Souvenir de presse – Le Soleil (Québec)

Couverture de presse souvenir à l’occasion du dixième anniversaire de la Fondation littéraire Fleur de Lys (2003-2013)

MANUSCRIT DEPOT
Pas d’éditeur?
On va vous publier dans Internet

LE SOLEIL, LE QUOTIDIEN DE LA CAPITALE, Québec,
édition du Vendredi 18 Juillet 2003, page B5, Marc Saint-Pierre

La Fondation littéraire Fleur de Lys obtient une première couverture de presse nationale dans LE SOLEIL – LE QUOTIDIEN DE LA CAPITALE (Québec) le 18 juillet 2003, soit un peu plus d’un mois après son lancement (2 juin).

Et il ne fut pas facile d’obtenir cette couverture de presse. À l’époque, le quotidien de la capitale nationale avait un bureau régional à Lévis tenu par le journaliste Marc St-Pierre. Je me suis rendu à son bureau à quelques reprises pour insister sur l’importance d’une couverture pour ce projet d’édition en ligne. Il finira par m’avouer que le bureau de la rédaction à Québec n’était pas très chaud à l’idée de parler de l’Internet.

En effet, plusieurs médias (pour ne pas la très grande majorité) furent échaudés par tous les sujets concernant l’Internet et les nouvelles technologies lors de l’éclatement de la fameuse bulle technologique sur les marchés boursiers à la fin des année 90 et qui connaîtra son apogée en mars 2000. Les médias furent ébouillantés parce qu’ils avaient recommandé à leurs lecteurs d’investir dans les nouvelles technologies, et ce, sans retenu, depuis l’introduction et la montée fulgurante de certaines entreprises à la bourse.

«Les premiers symptômes de la bulle technologique apparaissent en 1995. La frénésie des investisseurs lors de l’introduction en bourse de Netscape fait monter le cours de l’action de la jeune société de 28 à 75 $ en un jour1,2. À la fin de sa première journée de cotation, la société atteint 2 milliards de dollars de capitalisation boursière.

Pendant environ cinq ans, les gains promis par les sociétés du secteur des TIC aiguisent l’appétit d’un nombre croissant d’investisseurs, grands et petits, ce qui se traduit par des volumes importants d’émissions d’actions, d’emprunts et de crédits bancaires. Les valeurs boursières des entreprises du secteur augmentent sans lien avec leur chiffre d’affaires réel ou leurs bénéfices.»

Source : Wikipédia

Finalement, le journaliste Marc St-Pierre deviendra mon complice et insistera avec succès auprès du bureau de la rédaction à Québec pour obtenir la publication de son texte.

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Notes : Le nombre de visiteurs indiqué dans le texte est celui pour la période du 6 juin au 30 juin 2003.

Nous n’avons pas obtenu de subvention du ministère de la Culture et des Communications du Québec. Le projet ne cadrait dans aucun des programmes de ce ministère qui traînait visiblement de la patte face à ses vis-à-vis nationaux européens.

Lors de la création de la Fondation littéraire Fleur de Lys en juin 2003, on dénombrait déjà une soixantaine d’éditeurs en ligne en Europe dont trente en France. La Fondation était la toute première au Québec. Mais qu’à cela ne tienne, le gouvernement du Québec n’avait pas l’intention de reconnaître les éditeurs en ligne et il en est toujours ainsi aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que les seuls éditeurs ayant une distribution de leurs livres dans les librairies traditionnelles (avec pignons sur rue) peuvent être agréés par le gouvernement du Québec (et ainsi obtenir un support financier de l’État) et cela a force de loi, la fameuse Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre.

À mon avis, toute tentative du gouvernement du Québec d’ouvrir cette loi pour y inclure les éditeurs en ligne aurait soulevé (et soulèverait encore) un tollé de protestation de la part de l’industrie officielle du livre, toujours très frileuse à l’idée de repartager avec de nouveaux joueurs la tarte des aides gouvernementales.

La Fondation littéraire Fleur de Lys devait donc se débrouiller toute seule, du moins sans l’aide financière de l’État. Les bénévoles de la première heure demeurèrent bénévoles et le sont toujours aujourd’hui. Une contribution financière de la part des auteurs fut instaurée pour autofinancer les opérations de l’organisme sans but lucratif. Et c’est grâce à ces contributions des auteurs et de leurs lecteurs que nous sommes toujours là dix ans plus tard.

L’automne 2003 fut donc à la fois une source de déception et de réjouissance car les auteurs se pressaient aux portes virtuelles de la Fondation, insistant pour être édités avant Noël pour offrir les premiers exemplaires de leurs livres en cadeau.

* * *

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Serge-André Guay, président éditeur
Fondation littéraire Fleur de Lys

serge-andre-guay@manuscritdepot.com

 

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Président éditeur, Fondation littéraire Fleur de Lys

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Publié dans Souvenir de presse
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